Description
Abel Ferrara est sans conteste l’un des réalisateurs les plus radicaux et fascinants du cinéma contemporain. En près de cinquante ans de carrière, il a bâti une œuvre intransigeante, violente, mystique, souvent scandaleuse, riche de plus de trente longs métrages parmi lesquels Bad Lieutenant, The King of New York, L’Ange de la vengeance et Pasolini. Refusant de se plier aux règles d’Hollywood comme aux sensibilités policées, il n’a cessé d’explorer les réalités les plus inconfortables de l’existence et de dépeindre, avec une poésie singulière, l’humanité dans toute sa complexité.
Dans Scène, Abel Ferrara revient pour la première fois sur les moments décisifs de son parcours : son enfance dans le Bronx des années cinquante, la fabrication de ses premiers films, les tournages sous haute tension, ses collaborations légendaires avec Harvey Keitel, Christopher Walken, Willem Dafoe, Asia Argento ou Juliette Binoche, mais aussi son combat contre les addictions.
Portés par une prose vive, directe, parfois abrasive mais toujours d’une grande sincérité, ses Mémoires démontrent qu’il excelle autant dans l’art du récit que dans celui de la mise en scène. À la fois autoportrait sans concession, manuel de cinéma indépendant et plongée dans l’underground new-yorkais, Scène est le manifeste habité d’un artiste qui a fait de la liberté créatrice une nécessité vitale.
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Yves Gabay.
Né en 1951 dans le Bronx, au sein d’une famille italienne, Abel Ferrara se destine très tôt au cinéma. À la fin des années soixante-dix, il réalise ses premiers films et impose rapidement sa signature singulière, mêlant violence et spiritualité. Cinéaste prolifique, il enchaîne ensuite les projets hétéroclites, novateurs, jusqu’à tourner plusieurs longs métrages par année. Habitué des plus grands festivals internationaux (Cannes, Venise, Berlin), il reçoit notamment le Grand Prix du Jury de la Mostra de Venise pour Mary, confirmant son statut de figure incontournable du cinéma d’art et d’essai.
« La vie d’Abel Ferrara […] se déroule comme un film de John Cassavetes ou un roman d’Hubert Selby Jr. C’est tout son mérite que de l’exposer ainsi, avec lucidité, justesse et une surprenante douceur. Ferrara aura peut-être été toute son existence un mauvais garçon, c’était pour renaître aujourd’hui en très bel écrivain. »
« La force de Scène tient […] à son écriture. […] Le livre témoigne non seulement d’un sens aigu de la formule, mais aussi de la scène. […] L’air de rien, Scène ajoute une pièce importante à la longue réflexion de Ferrara sur les puissances et les errances de l’art. »
« Des Mémoires à son image : bruts et sans compromis. Entre souvenirs de tournage, addictions, femmes de sa vie et réflexions sur son art, Abel Ferrara retrace un demi-siècle de cinéma indépendant dans un récit aussi riche que délicieux. »
« Son autobiographie, composée de brefs chapitres, offre d’abord une galerie de portraits : petites frappes d’un New York oublié, losers magnifiques en quête de lumière, acteurs et actrices aimés. Il y a ensuite les secrets plus ou moins avouables derrière chacun de ses films, et entre les lignes, les fulgurances du poète écorché. »
« Inutile d’avoir aimé The King of New York pour apprécier Scène : par sa sincérité crue et son autodénigrement drolatique, ce livre rappelle Hollywood de Charles Bukowski et les vieux polars de David Goodis. Des Mémoires aux airs de roman noir. »
« Abel Ferrara est un cinéaste radical et sans concession. Son autobiographie l’est tout autant. »
« Une peinture du New York underground qui rappelle beaucoup le style de Patti Smith dans ses Mémoires. »
« Cinéaste brûlé aux mille feux des plaisirs et des vices, Abel Ferrara est l’un des plus radicaux créateurs enfantés par le cinéma américain. »
« La déglingue d’Abel Ferrara masque une sorte d’extralucidité faisant tout le prix de son œuvre de cinéaste. »
« Le cinéaste du Bronx vit dans un monde où aucune règle ne lui est dictée, il carbure à l’instinct et n’a peur de rien. »