Dans la vie, Richard doit faire avec ce qu’il a. Soit pas grand-chose. Sans héritage, sans diplômes ni « réseau », il cumule les petits boulots : ferrailleur avec une bande de Gitans, employé d’un asile d’aliénés, chasseur dans un grand hôtel… Quand il rencontre Simon, l’un des clients du palace, sa vie bascule. Le riche entrepreneur apprécie sa franchise et lui propose de venir travailler avec lui à New York. Cap vers les affaires et la fortune. Vers les manipulations et les trahisons également.
« La quête de la vérité est ce voyage vers l’inconnu qui nous distingue des vaches dans la prairie », nous dit Werner Herzog. Le fait est que cette « quête » a toujours animé les sociétés humaines, tel un élan vers l’idéal. Mais face aux manipulations de masse permises par les technologies numériques, au spectre de la désinformation généralisée et à la montée des populismes, cette ère toucherait-elle à sa fin ?
Traduit de l’allemand par Josie Mély.
Juan Nihilski est le reflet de son époque. Issu de cette zone trouble entre la génération Z finissante et la génération Alpha naissante, tout chez lui n’est qu’excès, pulsions et destruction. Fasciné par le désordre, les émeutes et la philosophie, obsédé par le chaos, Juan est capable de tous les revirements, parfois dans une même phrase.
À la suite d’une manifestation et d’une arrestation, cette très jeune figure du vide et de l’ultra-violence se retrouve happée par les zones opaques du pouvoir, au plus haut niveau. Il devient à la fois symbole et pion. Mais qui agit sur qui ? Qui est le pantin de l’autre ?
Écrivain, critique littéraire et éditeur, infatigable lecteur et découvreur de talents, Hector Bianciotti (1930-2012) a marqué de son empreinte la vie des lettres françaises. Auteur d’une œuvre foisonnante où le personnel ouvre toujours sur l’universel, il est élu en 1996 à l’Académie, dont il partagera les bancs avec son compagnon Angelo Rinaldi.
Mars 1926. Au cœur de l’insouciance des Années folles, un livre fait l’effet d’une déflagration. Son titre : Sous le soleil de Satan. Son auteur : Georges Bernanos. Le jeune écrivain ose réveiller une figure oubliée, endormie depuis des décennies : le Diable. Non un diable d’opérette, mais un démon de chair, violent et dévastateur. Un siècle plus tard, alors que Satan a fait siens les univers du cinéma, de la bande dessinée et de la musique, on peut s’interroger : qu’est devenue, en littérature, la figure du Diable ?